La Station — Gare des mines • 2026.05.21 Garage MU Festival — Jour 2

Garage MU Festival — Jour 2

21.05.26

Jeudi 21 mai 2026
Station Nord
14€ en préventes | 18€ sur place | Pass deux jours 25€

Bonne nouvelle provenant du périphérique : le Garage MU Festival et ses enfants terribles reviennent pour une nouvelle édition menée avec la ferme conviction qu'en deux jours, on peut explorer sans concession ni hiérarchie, tout un pan de la chose musicale d'aujourd'hui.

Jeudi 21 mai, la soirée bascule vers des territoires brutaux : Dame Area arrive de Barcelone avec près de 300 concerts dans les jambes et un statut de phénomène live. Leur dernier album capture l'énergie de leurs performances : percussions façon Einstürzende Neubauten, polyrythmes flamenco et électronique industrielle à la Esplendor Geometrico. Entre Sonic Youth et Coil, ce duo catalan/italien propose une vision radicale de l'EBM.

De Lisbonne, MAQUINA. déploie une frénésie charnelle sans synthé à l'horizon : guitare-batterie-basse forgent une musique de danse organique entre krautrock minimal et techno industrielle. Après une tournée en première partie d'A Place To Bury Strangers, le trio fraîchement signé chez Fuzz Club vient présenter son album 'PRATA', punk et psychédélique à parts égales.

En ouverture, Ile de Garde — oui, c'est un jeu de mots en hommage à Hildegarde von Bingen, et oui, l'endroit existe vraiment — propose un format spoken word / claviers / batterie qui flirte avec Diamanda Galás et Sylvia Plath. Le trio fraîchement signé chez Born Bad porte haut verve et ritournelles carrées.

Dame Area

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Originaire de Barcelone, le duo Dame Area s'est imposé comme l'un des meilleurs groupes live du moment, enchaînant près de 300 concerts à travers l'Europe et l'Amérique dans des lieux mythiques (Berghain, Tresor) et festivals majeurs (Atonal, Nuits Sonores, Dour). Leur dernier album « Toda la verdad sobre Dame Area » (Mannequin Records), classé deuxième meilleur album rock 2024 par Pitchfork, capture enfin l'énergie de leurs performances : un son industriel unique mêlant percussions à la Einstürzende Neubauten, polyrythmes flamenco et électronique façon Esplendor Geometrico ou Suicide. Mais c'est leur sens de la dynamique qui les distingue, les rapprochant davantage du rock expérimental de Sonic Youth que de l'électronique classique, tout en déployant des structures avant-gardistes dignes de Coil. Entre synthés minimaux compulsifs, polyrythmies primales, post-punk et EBM reconstruit, ce duo catalan/italien propose une vision éclectique et radicale de l'industriel contemporain.
https://damearea.bandcamp.com

Ile de Garde

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Ile de Garde, c’est pas juste un jeu de mots de qualité en hommage à la bienheureuse mystique teutonne touche-à-tout, c’est aussi une occasion d’apprendre que oui, l’endroit existe, au bord du lac éponyme, et que non, on a pas les moyens d’y aller. Et c’est le blase choisi par le trio fraîchement signé chez Born Bad/ Carpaccio Cathédrale, qui propose six titres synth-wave en s’appuyant sur une formation batterie / claviers / spoken word. Ce sera pas pour tout le monde, tant mieux.
Plutôt « narratrice » que chanteuse, Klara Coudrais joue les textes, incarne des personnages, fait le show en français et en anglais, selon les circonstances. Le récit expose une colère maîtrisée et clinique, établit les faits, que ce soit un règlement de compte avec un sale type ou observer un couple en train de se défaire. Sylvia Plath façon Diamanda Galás, elle harangue le public, exercice casse-gueule s’il en est. Ça flirte parfois avec le chant, des chœurs viennent en renfort, on est curieux de voir où ça les mène.
Ni John ni Karen Carpenter, Cécile Aurégan, aux synthés, superpose les ritournelles carrées pour produire des espaces sonores denses et enveloppants. Entrée-plat-dessert, mais le trio a l’estomac solide, tournée anglaise l’an dernier oblige.
Et en face, Morgane Poulain tape placidement sur ses fûts, c’est riche, y’a du fill à retordre et de petits breaks discrets. La batterie a l’élégance d’être un peu sous-mixée pour atteindre une couleur d’ensemble hyper-harmonique.
D’un titre à l’autre, le combo ne cède pas à la facilité, même pour " To Death", ode à la danse libre en fin d’anthropocène pour gens mal barrés. "Don’t be shy / You know you’re gonna die", le refrain est connu, elles le revisitent sans se perdre dedans. Clothilde Carton signe la pochette de cet EP mixé à la bonne franquette par Julien Fourcin. Ile de Garde prend la parole, le corps et le récit. Rage Blossom, c’est un début, faut être là.
https://iledegarde.bandcamp.com/track/ageless-women

Ile de Garde

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Ile de Garde, c’est pas juste un jeu de mots de qualité en hommage à la bienheureuse mystique teutonne touche-à-tout, c’est aussi une occasion d’apprendre que oui, l’endroit existe, au bord du lac éponyme, et que non, on a pas les moyens d’y aller. Et c’est le blase choisi par le trio fraîchement signé chez Born Bad/ Carpaccio Cathédrale, qui propose six titres synth-wave en s’appuyant sur une formation batterie / claviers / spoken word. Ce sera pas pour tout le monde, tant mieux.
Plutôt « narratrice » que chanteuse, Klara Coudrais joue les textes, incarne des personnages, fait le show en français et en anglais, selon les circonstances. Le récit expose une colère maîtrisée et clinique, établit les faits, que ce soit un règlement de compte avec un sale type ou observer un couple en train de se défaire. Sylvia Plath façon Diamanda Galás, elle harangue le public, exercice casse-gueule s’il en est. Ça flirte parfois avec le chant, des chœurs viennent en renfort, on est curieux de voir où ça les mène.
Ni John ni Karen Carpenter, Cécile Aurégan, aux synthés, superpose les ritournelles carrées pour produire des espaces sonores denses et enveloppants. Entrée-plat-dessert, mais le trio a l’estomac solide, tournée anglaise l’an dernier oblige.
Et en face, Morgane Poulain tape placidement sur ses fûts, c’est riche, y’a du fill à retordre et de petits breaks discrets. La batterie a l’élégance d’être un peu sous-mixée pour atteindre une couleur d’ensemble hyper-harmonique.
D’un titre à l’autre, le combo ne cède pas à la facilité, même pour " To Death", ode à la danse libre en fin d’anthropocène pour gens mal barrés. "Don’t be shy / You know you’re gonna die", le refrain est connu, elles le revisitent sans se perdre dedans. Clothilde Carton signe la pochette de cet EP mixé à la bonne franquette par Julien Fourcin. Ile de Garde prend la parole, le corps et le récit. Rage Blossom, c’est un début, faut être là.
https://iledegarde.bandcamp.com/track/ageless-women

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