Eloïse Le Gallo & Julia Borderie

01.03–30.09.21

Sculpture-four

mars 2021 — septembre 2021

Creuser, construire, détruire, habiter, sont autant de dynamiques liées à l’action de l'être humain aux alentours de la Station - Gare des Mines, sur la ZAC Gare des Mines - Fillettes, en chantier depuis plusieurs années. Julia Borderie et Eloïse Le Gallo s'intéressent aux techniques utilisées pour réaliser des constructions et aux différents états de transformation du sol, de la terre, à travers leurs dimensions esthétiques et anthropologiques. 

Dans le cadre du Chantier permanent, Julia Borderie et Eloïse Le Gallo invitent un groupe de personnes à travailler à partir des strates du paysage urbain avoisinant, notamment aux endroits où elles se télescopent et sont rendues visibles simultanément : les chantiers. Un ensemble de propositions permettent d’explorer les potentialités sculpturales des matériaux présents dans le sous-sol au travers de la réappropriation des outils de construction, des gestes et du vocabulaire qui les accompagnent. 

Cette recherche-création se construit à l'image du carrefour de la Porte d'Aubervilliers, à la croisée de chemins et de pistes de travail évoquées par trois matières au cœur du chantier : le sable, la terre et le plâtre. Suite à ces premières expérimentations, l'atelier mènera vers la construction d'une sculpture-four en terre cuite. Cette œuvre-outil pérenne invitera à de nouveaux usages des extérieurs de la Station.

Ce projet bénéficie du soutien de la DRAC Île-de-France (Culture et lien social 2021), la dotation culturelle de la Mairie du 18ème et la Région Île-de-France (Aide Projets artistiques et culturels quartiers populaires).

Eloïse Le Gallo et Julia Borderie

Éloïse Le Gallo et Julia Borderie travaillent comme duo d'artistes depuis 2015.

“La ligne directrice de notre travail conjoint est de tisser des liens, d'un lieu à l'autre, dans leur relation étroite à l'eau. À la fois frontière et lien, l'eau influence les corps dans leurs perceptions de ce qui les entoure. Dans quelle mesure cet élément fluide et changeant structure-t-il les paysages, géographiques et intimes? Notre processus créatif s'apparente à une dérive (Guy Debord). Sur un territoire donné, sans a priori, nous suivons le courant de rencontres successives fortuites que nous documentons par la vidéo, l'enregistrement des voix de ceux que nous interrogeons et le dessin. Une constellation de récits, d'images et d'imaginaires se répondent, s'opposent, se complètent... Ces indices récoltés sont les impressions sensibles d'autant de points de vue qui composent un monde multiple et complexe. Les formes que nous produisons en sont les prolongements : imprévues, elles émergent comme une mémoire sensible des rencontres humaines. Elles convoquent ainsi des médiums divers, adaptés au sens de chaque projet : sérigraphie, gaufrage, céramique, maçonnerie, taille etc. En vis-à-vis, une deuxième dérive qui s'apparente à une divagation car elle est dissociée du terrain et se met en place à l'atelier, trame les éléments récoltés dans des objets vidéos. Au fil des résidences et expositions réalisées les dernières années, une réflexion autour du sol a émergé naturellement, d'abord par le biais de l''hydrogéologie puis de manière plus générale.” ELG & JB
http://www.eloiselegallo.com
http://juliaborderie.com