No Border

reporté

En raison du couvre-feu nous sommes malheureusement contraint.e.s de devoir reporter cet événement à une date ultérieure avant le 31 décembre 2020 et qui vous sera bientôt communiquée

No Border est un parcours de projections construit comme un film éclaté, révélant l’image fragmentaire d’un monde en pleine transformation.

Une proposition curatoriale de Vincent Voillat suite à sa résidence à La Station – Gare des Mines, avec des œuvres de Laura Henno, Laura Gozlan, Cécile Hartmann, Anne-Charlotte Finel, Kerwin Rolland…

En construction, en chantier, en démolition, effondré, en décomposition, habité par des fantômes parfois bien vivants, fondation de sièges de grands groupes, mouvements de populations précarisées… le territoire de la Gare des Mines semble agréger un ensemble de problématiques contemporaines. C’est ce territoire qui a inspiré en 2018 la performance cinématographique PeriZener – long plan séquence chorégraphié d’un drone survolant le territoire des Mines – qui sert de point de départ au parcours de No Border.

Captés à distance par cet œil, les trajectoires de performers dévoilent les motifs et reliefs d’une zone interdite, révélant un territoire énigmatique et les traces de phénomènes étranges. Ce voyage onirique invite à franchir un seuil, à pénétrer dans un monde de l’entre deux où réel, possible, ésotérisme cohabitent.

Ce film, accompagné d’une composition sonore de Kerwin Rolland, initie le déploiement d’un parcours d’images. Le dispositif de projections sculpte l’espace en présentant les propositions filmiques d’artistes invité.e.s. Le parcours déroule ainsi une galerie de réalités, de fictions, de constats possibles, prenant le territoire morcelé et transformé comme objet plastique. Les œuvres présentées au fil du parcours, inquiétantes, mystiques, âpres ou mélancoliques, déploient une multitude de regards, vibrant ensemble et entrant en résonance avec l’espace de Station Nord.

Cette proposition s’inscrit dans un ensemble de regards posés sur la porte d’Aubervilliers depuis l’installation du Collectif MU sur la porte d’Aubervilliers en 2016 en compagnie des artistes Valérie Jouve, Jeanne Robet et Philippe Vasset. Un projet mené avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis et du Ministère de la Culture et de la Communication (DICRéAM) et qui aujourd’hui se dessine sous la forme d’un programme intitulé Chantier permanent.


No Border est une action financée par la Région Île-de-France.
Perizener a été réalisé avec les soutien du Ministère de la Culture et de la Communication (DICRéAM) et d’Altamétris dans le cadre de Métamines #2, une coproduction Collectif MU – SNCF Immobilier.


Veuillez arriver sur le site masqué.e.
Déambulation sur le lieu avec masque. Vous pourrez le retirer pour boire, manger et fumer.
Merci de respecter les consignes en vigueur (distanciation, groupe de 10 max, etc).
Gel hydroalcoolique sur place. En cas de doutes ou de symptômes, restez chez vous !

Vincent Voillat
en savoir plus
Né en 1977 à Nantua en France, Vincent Voillat est un artiste pluridisciplinaire qui vit et travaille à Paris. Il collabore depuis 2005 avec le Collectif MU en qualité de scénographe et de directeur artistique. Il a travaillé avec Jean-Claude Gallotta puis Gisèle Vienne au Centre Chorégraphique de Grenoble. Il a exposé au Magasin, Centre National d’Art Contemporain de Grenoble, à la Städtische Galerie d’Erlangen en Allemagne, à l’Ambassade de France à Moscou et dans de nombreux festivals d’arts numériques (Scopitone, Ososphère…). A l’occasion de Nuit Blanche 2013 à Paris, il a présenté une installation constituée de trente-six sculptures au jardin d’Eole. Il est également professeur de sculpture aux beaux-arts de Tours (TALM). Vincent Voillat explore les liens qui s’opèrent entre un territoire (réel ou virtuel), les flux qui le traversent, ses habitants et leurs mémoires. Il étudie plus particulièrement le rapport entre le paysage et sa perception. Sa démarche se fonde sur le prélèvement : extraction géologique de roches, étude des strates, fouille archéologique ou étude de végétaux… Il emprunte aussi les matériaux de ses œuvres à la culture populaire : musiques, objets trouvés, légendes… Il décèle dans le paysage d’intervention la trace des corps et en révèle l’empreinte, la persistance et leurs impressions sur la mémoire. Il réinvente par l’association, la juxtaposition ou la réinterprétation, un territoire conceptuel dont l’écriture et le texte permettent de lier ces formes hétérogènes.
www.voilla.tv
Laura Henno

M’tsambor, 2017 (11′)

en savoir plus
Laura Henno est photographe. Après avoir étudié à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre à Bruxelles, elle intègre le Studio National des Arts Contemporains du Fresnoy pour y poursuivre son travail photographique et y réalise un premier film court en 2003. Elle travaille également au sein du collectif d’artistes Qubo Gas. En 2007, elle reçoit le Prix Découverte des Rencontres d’Arles. Depuis plusieurs années, Laura Henno soutient sa démarche photographique et filmique sur les enjeux de la migration clandestine, aux Comores, sur l’île de la réunion ou à Calais. Elle se confronte à la situation des migrants et des jeunes passeurs, avec une ambition documentaire réinvestissant le réel de potentiels de fictions et de récits. Les images qui en résultent provoquent un trouble et puisent dans les codes picturaux et cinématographiques.
https://laurahenno.com
Laura Gozlan

G Minor, 2020 (2′29″)

en savoir plus
Laura Gozlan suit des études de scénographie à TAIK (Helsinki) et à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Elle est diplômée du Fresnoy, Studio national des Arts Contemporains en 2007. De 2008 à 2010, elle produit deux films dans le cadre de résidences à la Casa de Velazquez, Madrid et à Hangar, Barcelone. De 2007 à 2011, ses films sont projetés au Grand Palais, au Jeu de Paume, durant la Nuit Blanche 2009, à la Cinémathèque française et en festivals : Premiers Plan d’Angers, Regensburger Kurzfilmwoche, Interfilm Berlin, Loop Barcelona. De 2012 à 2015, ses pièces sont exposées à La Panacée, CCC de Montpellier, à Micro-onde – CAC de Vélizy-Villacoublay, à la Galerie In Extenso à Clermont – Ferrand, ainsi qu’à l’Atelier Rouart à Paris.
https://lauragozlan.com
Cécile Hartmann

Achrone, 2012 (12′)

en savoir plus
Artiste et cinéaste, Cécile Hartmann voyage à travers le monde à la recherche d’images et de sons rares qui forment le matériau de ses œuvres. Dans une proximité réinventée avec le sol terrestre et les éléments, elle témoigne des cycles de destruction et de renaissance qui traversent l’architecture et les paysages naturels à notre ère globale. Mêlant esthétique minimaliste et charge documentaire, la dimension politique et poétique de son travail questionne l’entropie des forces telluriques et économiques. Ses recherches sont nourries par sa double formation à l’Université des Sciences Humaines à Strasbourg et à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. En 2012, son film Achrone (Achronology in Dubaï) est présenté au Museum of Fine Arts de Boston, au Beirut Art Center, au Musée Akarenga Soko à Yokohama et obtient plusieurs prix et nominations.
http://cecilehartmann.com
Anne-Charlotte Finel

Cathédrale, 2018 (6′18″)

en savoir plus
Les vidéos d’Anne-Charlotte Finel semblent toujours plongées dans une forme d’entre-deux, à la lisière de la fiction et du réel, du paysage urbain et de la forêt, de la lumière et de l’obscurité. Filmés sous des lumières fugitives, ses sujets et paysages agissent comme des souvenirs, des rêves ou des visions. Si Entre chien et loup distille quelques bribes narratives – « des biches et des cerfs pâturent aux portes d’une métropole, ils semblent perdre leur prestige dans un décor de forêt transpercé par les lumières de la ville » – c’est avant tout la mélancolie que fait apparaître le grain puissant de l’image. Les fragments de paysages de Veillée capturés par de lents et vertigineux mouvements de caméra conduisent quant à eux le film au plus près de sa dissolution, donnant alors la pleine mesure du tour de force opéré par Anne-Charlotte Finel : parvenir à mettre le visiteur face à l’inconséquence des images.
Texte de l’exposition Le parfait flâneur, exposition du Palais de Tokyo en résonance avec la Biennale de Lyon, 2015
https://cargocollective.com/anne-charlottefinel
Kerwin Rolland
en savoir plus
Kerwin Rolland est artiste et performer et évolue dans l’ensemble des champs de la création contemporaine et de l’ingénierie. Il est impliqué dans de nombreux projets internationaux avec Andrea Agostini, Robert Aiki Aubrey Lowe, Julien Audebert, Pierre Bismuth, Dominique Blais, Hélène Breschand, Lorena Dozio, Joris Lacoste, Ola Maciejewska, Michèle Lamy, Camille Llobet, Olaf Nicolai, Dominique Petitgand, Julien Prévieux, Emmanuelle Raynaut, Caecilia Tripp… Il collabore régulièrement avec le Centre National des Arts Plastiques, la Fondation Lafayette, l’Ecole Nationale d’Architecture de Paris Malaquais, La Villa Arson…
www.kerwinrolland.com