15:30 — NOUVELLES CARTOGRAPHIES

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Vendredi 1er juin — 15:30
Magasins généraux

La carte IGN reste pratique, mais est-elle encore pertinente pour rendre compte de la vitalité et de la complexité de l’urbain aujourd’hui ? Rien n’est moins sûr. C’est le constat d’artistes, mais aussi d’ingénieurs et d’urbanistes qui jouent avec l’objet carte, la recouvrant de ressentis, de souvenirs et de zones d’ombre et l’évoquent en compagnie de Thierry Payet. En filigrane, c’est la carte comme objet aussi éminemment politique, représentation de l’exercice d’une domination tant territoriale que symbolique, qui sera le sujet de cette table-ronde. Seront successivement explorés les enjeux de pouvoir, de domination par le langage cartographique, le détournement de la cartographie administrative par les artistes, donnant lieu à des cartographies complémentaires qui intègrent des données jusqu’alors invisibles et viennent contredire la norme usuelle, et dans un troisième temps les nouvelles formes de cartographies auxquelles ouvre le numérique par la mobilisation de données nouvelles.


INTERVENANTS :
Jean-Christophe Choblet (Mission Pavex), Valérie Thomas (Biennale Formes Publiques), Benjamin Cimerman (BET Environnement), Laurie Gobled (IAU)


MODÉRATION : THIERRY PAYET (Artiste)
Né à la Réunion. Intervient depuis 10 ans dans la transformation des territoires. Accumule localement les liens existants entre les individus et leur environnement. Construit des interventions dans des espaces publics ou communs, des projets urbains. Dans les contextes où la représentativité des comportements humains est sous-estimée par rapport aux enjeux techniques ou aux logiques de système. Travaille cette année sur les territoires voisins de son atelier parisien (Bédier, Chevaleret) et à Trappes (le centre du monde).


Valérie Thomas (Biennale Forme publique)
Valérie Thomas est artiste de performance et présidente de la société Nez-Haut Artiste protéiforme qui évolue entre théâtre, performance, art vidéo et happening militant : « Questionner par la recherche artistique et esthétique les rapports parfois glissants entre art et féminisme, entre création et enjeu politique d’égalité. « Tour à tour initier, créer, accompagner des projets qui explorent sans frontières et sans tabous, tous les terrains sont les miens ». Depuis 16 ans elle met au service de la scénographie urbaine ses outils de performeuse, d’autrice et de metteuse en scène et elle s’est fait spécialiste des enjeux dramatiques dans l’espace urbain. Elle collabore à l’expérience de Paris Plages depuis sa création. Elle est à l’origine avec Jean-Christophe Choblet du concept et de la mise en place de Forme Publique, biennale de mobilier urbain Paris – La Défense, et en assure la co-direction artistique depuis sa création.


Jean-Christophe Choblet (mission Pavex)
Plasticien, scénographe, urbaniste, Jean-Christophe Choblet travaille sur la notion du Rituel du corps dans l’espace public. Cette démarche commencée avec Michel Journiac à la Sorbonne, l’amène à une réflexion sur les usages et sur le corps projeté dans l’espace. Pour lui, « la pensée scénographie, c’est l’inscription de l’individu dans l’espace public en un lieu et une situation donnés ». Tirant son origine de la conception du pavillon du XXIe siècle sur le futur de la ville pour l’exposition universelle d’Hanovre 2000, son travail donne alors naissance à la notion de « scénographie urbaine » un outil qui permet de créer des espaces publics aux usages réversibles et programmables, mise en œuvre notamment lorsque qu’il crée Paris Plages en 2002 et les aménagements des berges de Seine rive gauche en 2013. Cette expérience du temporaire, le pousse à explorer le champ urbain et plus largement l’aménagement de l’espace public par le biais de la scénographie comme outil d’expérimentation et de programmation. Par la suite, il créé avec Valérie Thomas Forme publique la première biennale de mobilier urbain située à la Défense. Pensée à partir d’une étude des usages dans les quartiers d’affaires de Tokyo, Londres et New York, Forme Publique propose la création d’espaces publics novateurs et précurseurs dans leur capacité à générer un mobilier urbain ou des installations dont l’usage et la fonction, répondent aux particularités des quartiers d’affaires. Ces différentes expériences l’amènent à créer un nouvel outil de conception appelé préfiguration urbaine. De nombreux projets d’aménagement et de transformation de ville intègrent aujourd’hui cet outil.


Benjamin Cimerman (BET Environnement)
Co-fondateur de l’agence Éléments Ingénieries. C’est BET Environnement qui s’intéresse aux enjeux environnementaux dans les mondes de l’architecture et de l’urbanisme, et qui développe des outils et des approches qui y sont liés, et en ce qui nous concerne, des cartographies d’ambiances urbaines.

 


Laurie Gobled (IAU)
Laurie Gobled est géographe et géomaticienne. Elle travaille à l’IAU Île-de-France, où elle a été en charge pendant plusieurs années de la cartographie au service des territoires. Aujourd’hui elle est responsable de la coordination des représentations cartographiques et de la datavisualisation. Sensible au graphisme et au visuel, Laurie Gobled s’intéresse à tous les formats et supports qui permettent de « voir et faire parler les données ». En complément de ses missions en géomatique, elle anime et coordonne des rencontres et des ateliers de professionnels et d’étudiants pour optimiser compétences et savoir-faire autour de la donnée géographique.