chantier permanent test

Programme artistique situé

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Chantier : lieu où l’on procède à des travaux de démolition, de réparation ou de construction.
En particulier : lieu où l'on décharge les pierres pour les travailler afin de pouvoir les employer à un bâtiment (Noël 1968).

Chantier permanent est un programme artistique situé, issu de notre rapport à la porte d’Aubervilliers avec des invité.e.s et des voisine.s. Il se décline en plusieurs temps (résidences, ateliers, discussions etc.), chacun destiné à construire une archive sauvage regroupant les formes réalisées au fil de l’année.

La Station se situe sur une ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) appelée Gare des mines - Fillettes. Elle est délimitée à l’Est par la porte de la Villette, à l’Ouest par la porte de la Chapelle, en partie par le boulevard périphérique au Nord et par les voies ferrées du faisceau Est au Sud. Sa structure est morcelée : les îlots d’habitation de briques rouges, caractéristiques des contours parisiens, sont cernés par les infrastructures (boulevards, squares, canal, ligne de tramway, voies ferrées), frontières ressenties comme infranchissables.

Ce territoire en chantier est un lieu de passages et de flux continus, une architecture de l’entre-deux, un espace difficile à habiter. C’est une zone dense et représentative de nombreuses problématiques contemporaines. Ici, des tensions se dessinent au même rythme que la mutation urbaine : d’une part la disparition du cirque, l’implantation de grand sièges d’entreprises (Chanel, Véolia), l’arrivée des JO 2024 - d’autre part le manque de considération ressenti par les habitant.e.s des HBM en bordure de périphérique et les carences de l'accompagnement des personnes en grande précarité.

Progressivement, le désir de faire œuvre à plusieurs s’est lié à la nécessité de partager nos expériences de ces lieux, de témoigner, d’ouvrir des espaces d’expression et d’en garder ce qu’il en reste sous forme de traces, de gestes, de formes et de textes.

Nous travaillerons donc à :
Poser des espaces d’attention collective et individuelle, d’émergence de formes, d'apprentissages situés réciproques et de lien social, toujours à l’écoute de l’à côté.
Trouver des formes et célébrer les tentatives de transformation d’une réalité commune - les lieux - et la part d’auteur.rice de chacun.e dans son récit.
Questionner des manières de faire œuvre, atelier et rencontre, parce qu’il n’y a pas de façon de faire ou de technique neutre, qui ne serait liée à une organisation sociale ou à un rapport au monde spécifique.

La composition du Chantier permanent se fera sur le temps long et sera nourrie des dimensions sensibles du territoire : données visuelles et textures sonores, architectures et dispositifs scénographiques urbains. Une attention sera également portée aux gestes qui se déploient dans l’espace public, et la façon dont ils entrent en dialogue avec ce qui les entoure. Les formes seront donc issues ou générées par le paysage - que l’on entend ici comme ensemble d'interactions entre les humains, les non-humains, les animaux, les plantes, les objets - et les points de vue qu’il propose, les matériaux, les expériences singulières, jamais neutres ou objectives qu’on en fait.

Ce projet est nourri par les discussions internes au Collectif MU et le regard des artistes invité.e.s les années passées.

Programme 2020 - 2021

Permanences

avec Line Gigot et Loyce Kragba

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Les pratiques initiées dans le cadre du Chantier permanent sont indissociables d’une forme de permanence sur le quartier en lien avec le tissu associatif proche.
Cette permanence s’inspire des écrivain.e.s de rue, avec l’intention de révéler et de conserver des petites mémoires, des mémoires affectives, un savoir quotidien. Elle est tour à tour atelier d’écriture, discussions, captation audio et visuelle (enregistrement sonore, photographie) et se déplace dans l’espace public des quartiers Charles Hermite – Porte d’Aubervilliers et Valentin Abeille.

La permanence artistique a débuté à l’été 2020 dans le cadre de l’événement inter-associatif Square en fête. Progressivement ces permanences prendront place en octobre au sein du nouveau bâtiment de création du collectif MU, Station Nord.

Lieu & calendrier de la Permanence artistique
7 juillet 2020 : Cours d’immeuble 4 rue Gaston Tissandier
22 juillet 2020 : Placette Charles Hermite (devant EGP 18)
5 août 2020 : Square Charles Hermite

Une archive-qui-n’en-est-pas-une

avec Dominique Mathieu et les étudiant.e.s de Paris 8

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Un ensemble d’ateliers mis en place entre Dominique Mathieu, l’équipe du collectif et les étudiant.e.s volontaires de l’université Paris 8 auront pour sujet la construction d’une forme nomade pouvant recevoir, organiser et déployer l’archive sauvage du Chantier permanent dans l’espace public ou ailleurs.
Marches-ateliers

avec Sophie Cortes, club Charles Lauth

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La ville vécue, quotidienne, traversée, investie (Marielle Macé, Sidérer, considérer, migrants en France 2017 – Ed. Verdier), nous y travaillons, nous y vivons, nous y passons. Nous y traçons parfois des lignes du désir, des chemins tracés graduellement par érosion à la suite de passages répétés au travers de terrains vagues (…), de terrains en chantier. Nous prenons les chemins les plus commodes, des raccourcis là où les chemins officiels prennent un tracé indirect, sont discontinus ou sont inexistants (Wikipédia).
Ces promenades singulières et collectives provoquent des rencontres désirées ou non avec ce qui nous entoure : personnes, architecture, sons, faune et flore. Se pose alors la question des voisinages. Voisin et voisine, ce qui habite, se situe à faible distance, qui présente des traits d’analogie ou de ressemblance.

Ces déplacements se font en deux temps et auront en commun un point de départ, mais seront accompagnés, guidés et nourris de l’expérience d’invité.e.s aux pratiques variées : herboriste, danseur.se.s, gardien.ne.s, architectes, performeur.se.s, poètes… En fonction des intervenant.e.s, il s’agira de marche récolte, marche photographique / observation, marche chantée etc. Chacun.e des participant.e.s fabriquera un document, selon la proposition des guides.

Avec Nathalie Mondot
Dans sa pratique ethnobotanique, Nathalie Mondot nous invite à aiguiser notre attention aux formes de vie végétales dans un environnement urbain hostile, à penser la récolte et la transmission d’un savoir vernaculaire, à cartographier les zones non entretenues et considérer l’envahissement comme aubaine, à travailler “ensemble” avec la plante. La première marche était dédiée aux plantes rudérales (de rudus: plâtras, déblais, décombres) de la ZAC, entre le quartier Charles Hermite et la forêt linéaire. Nous avons croisé du plantain, du pissenlit, la renouée des oiseaux, la chénopode, le liseron, la morelle noire, achillé millefeuille, l’amarante couchée, le plantain lancéolé, la vergette du Canada, le buddleia, la porcelle enracinée…

Avec Sophie Cortes
Sophie Cortes, chargée du chantier de déplacement et de construction de terrains de sport au sein de la ZAC des mines, nous accompagnera au coeur des chantiers en nous présentant les aménagements en cours.

Avec les membres du Club sénior Charles Lauth
Certain.e.s membres du club habitent le quartier Charles Hermite depuis plusieurs générations. Cette marche sera l’occasion de découvrir la vie du quartier Charles Hermite à travers leurs récits polyphoniques (TBC).

Chantiers-école

avec Queer éducation, L’université Paris 8 et L’Ecole Supérieure d’architecture Paris – La Villette

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Ces chantiers-école sont à considérer comme des espaces d’expérimentation de pratiques artistiques et pédagogiques. Une arrière-cour des formations dispensées dans les cadres classiques de transmission, au sein de l’Éducation nationale. Comme dans les autres propositions du Chantier permanent, il y est question de partage de savoirs et de savoir-faire, de tentative d’éviter le schéma artiste ou enseignant face à un groupe ou une classe.

Camp d’été - IHCRA x MU
juillet / août 2020

Après avoir passé deux mois à interroger et repenser nos modes de vie, nous avons ouvert des espaces de réflexions - actions, pour esquisser collectivement ses idées, fabriquer les espaces dont on rêve pour demain.

IHCRA est une association féministe intersectionnelle qui rassemble et organise un réseau des pratiques et initiatives luttant pour plus d’équité et de diversité dans les disciplines qui fabriquent nos espaces aujourd’hui.

Expérimentations plastiques
Du 14 au 18 septembre
avec Olivier Jeudy
Cet enseignement propose aux étudiants d’intervenir physiquement sur le site de Station Nord. La mise en œuvre de dispositifs expérimentaux, de scénographies urbaines, d’architectures ou de paysages éphémères, consiste à révéler des potentialités du lieu, à produire des imaginaires urbains possibles avec les matérialités en présence.

B.U.L XL (Bidules ultra-légers de grande taille)
Du 21 au 25 septembre
avec Yves Mahieu, Antoine Petitrenaud
Personne aujourd’hui ne conteste la nécessité de ne pas dilapider nos ressources. Cet enseignement a pour objectif d’instruire les rapports entre structure et forme, dans une optique minimaliste du point de vue de la matière. L’objectif inavouable est de prendre du plaisir tout en mettant au point des morphologies et des schémas statiques ou dynamiques sophistiqués.

Démarches plastiques et territoire urbain
le mardi, à partir du 6 octobre
avec Olivier Jeudy, Luis Lopez, Laurence Falzon, Antoine Petitrenaud, Catherine Szanto
Ce séminaire vise à développer des recherches sur les pratiques artistiques in situ, urbaines et territoriales, en amont du projet architectural. Il s’agit d’étudier comment les pratiques artistiques peuvent agir sur les manières de faire les territoires, de montrer en quoi elles peuvent impulser de nouvelles dynamiques d’espaces, participer à la transformation des lieux et des imaginaires territoriaux. Ce séminaire propose aux étudiants de développer leur travail de mémoire à partir d’une pratique artistique menée dans un territoire de leur choix - pratique d’intervention matérielle à l’échelle 1 et/ou pratique filmique de lieux urbains.

Persona Grata
Tous les vendredi, à partir du 9 octobre
avec Yves Mahieu, Antoine Petitrenaud
A- Se confronter à une problématique sociale forte et d’actualité. En reprenant le titre PERSONA GRATA des expositions ayant eu lieu du 16 octobre 2018 au 20 janvier 2019 au MAC VAL (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne) et au Musée national de l’histoire de l’immigration, il est proposé d‘interroger la notion d’hospitalité. Cette question pourra cependant être considérée pour d’autres cas que celui des réfugiés.
B- Se confronter à la conception d’une structure mobile urbaine d’interférence génératrice d’échanges. Car l’accueil ne se limite pas à répondre aux besoins du corps (se nourrir, dormir...)
C- Développer une démarche réellement écologique en mettant en pratique, dans le cadre de la conception d’une structure :
La préoccupation d’un rapport optimisé entre structure et forme.=> économie de matière - L’utilisation de matériaux naturels renouvelables (Bambous, pailles ...).
L’utilisation de matériaux recyclés, réutilisés... Si possible en ressource locale (Carton, plastiques, métaux, terre, pneus, bambous du Parc de La Villette...). D’autres matériaux spécifiques seront utilisés avec parcimonie.
D- Se confronter à la fabrication
E- Utiliser des outils de fabrication numérique (non imposé)
F- Mettre en jeu dans l’espace urbain ces structures et parvenir à une représentation de ces « actions »

Rue Charles Hermite

Atelier de création collective
avec l'Atelier Craft et l’association Ney Village

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Recherche autour des déplacements des enfants fréquentant l’association Ney village dans le quartier Charles Hermite et ses alentours. Avec Atelier Craft.
Les mauvaises herbes n’existent pas !

Résidence de création art et ethnobotanique
avec Nathalie Mondot

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Nathalie Mondot mène une recherche-action sur le territoire français autour de la médecine populaire et l’usage des végétaux dans les activités humaines. Dans sa pratique ethnobotanique, Nathalie Mondot nous invite à aiguiser notre attention aux formes de vie végétales dans un environnement urbain hostile, à penser la récolte et la transmission d’un savoir vernaculaire, à cartographier les zones non entretenues et considérer l’envahissement comme aubaine, à travailler “ensemble” avec la plante.

Lieu et calendrier de la résidence

25 juillet 2020
Présentation de Nathalie Mondot “De l’Art à l’ethnobotanique, retour sur mon cheminement”.
Promenade autour des plantes rudérales, approche ethnobotanique tous publics (identification des plantes in situ et transmission orale de leurs usages à travers l’histoire).

Début août 2020
Réalisation d’un inventaire botanique des principaux végétaux recensés sur le site de Station Nord.

Septembre 2020
Atelier herbier (prélèvement des plantes, préparation de la presse, séchage, mise en page)

Octobre 2020
Atelier impression végétale sur tissu (réalisation d’impressions sur tissus des plantes collectées dans les environs)
Rencontre publique : discussion fin de résidence présentation des réalisations
http://foretmedecine.com/a-propos/
http://nathalie-mondot.com/photo/bio/

Vieillir vivant

avec Carton Plein et l’université Paris 8
De septembre 2020 à juillet 2021

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L’équipe, constituée d’étudiant.e.s et de praticien.ne.s de l’association Carton Plein, s’installera pour plusieurs mois au pied de la cité Charles Hermite. Cet îlot de béton situé au Nord-Est de Paris, s’apparente à une bande urbaine un peu à part, entre périphérique et boulevard des Maréchaux, campements de migrants et futur bâtiment de Chanel. En lien avec le collectif Mu, nous embarquerons pour une enquête sensible collaborative interrogeant les transformations des modes d’habiter à l’oeuvre au coeur de ce territoire au paysage bouleversé.

Sur fond de crise écologique, confinement et repli sur/chez soi, quelles sont les conditions de réinvention de la relation à l’autre, voisin, aîné, étranger,… ? Comment habiter poétiquement son territoire ? Quelle place pour la culture et la création artistique dans un contexte de méfiance ou cet autre est un cluster en puissance ? Carton Plein propose un cadre d’enquête aux étudiants de Paris 8 pour venir alimenter une recherche action au long cours intitulé «Vieillir Vivant». Plusieurs membres de l’association accompagneront quotidiennement les étudiants sur le terrain (une demi-journée par semaine entre fin septembre et mi-décembre 2020), et un temps plus long de résidence sera fléché pour Carton Plein au mois de novembre, afin de poursuivre et étoffer l’enquête dans le cadre d’un appel à projet du CNSA.

En se focalisant sur ce petit territoire, marqué par un attachement profond de ses habitants qui y restent de générations en générations, l’équipe en immersion impulsera une dynamique d’échanges, de collecte de paroles et d’expérimentations artistiques. Nous arpenterons la Cité Charles Hermite et investirons un appartement vacant au rez-de-chaussée d’un immeuble. Ce lieu repère, tant pour l’équipe que pour les personnes rencontrées, sera propice à créer, diffuser et se retrouver pour partager les explorations artistiques d’un espace public à la fois politique et géographique, ainsi que les fruits de recherches menées en lien avec ses habitant.e.s.
http://www.carton-plein.org

Une île ?

avec Julia Maura et Noël Rasendrason et le collège Raymond Poincaré

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Cet atelier portera sur la mémoire du confinement causé par la pandémie du Covid-19. Quelles expériences sensibles avons-nous vécu ? Voir le temps passer, regarder toujours par la même fenêtre, n’avoir d’échanges que dématérialisés, entendre certains sons de façon répétée, vivre le familier et le manque, l’attente… Quelles images, impressions nous reste-t-il ? Il y sera question de la façon dont cela affecte les imaginaires, les corps, comment cela reconfigure temporairement notre quotidien à différents niveaux (promiscuité physique, dilatation du temps ou accélération, etc.), etc. Ce travail de mémoire permettra de rassembler des récits, altérés, déjà, par le temps passé depuis mars 2020. Les faits auront commencé à se transformer, devenus quelque peu partiels. D’autres questions se poseront alors. Les souvenirs préalablement récoltés et les changements vécus dans notre quotidien seront réinvestis pour imaginer ensemble ce que pourrait être un nouvel univers post-pandémie.
http://noelrasendrason.com/
https://juliamaura.com/Julia-Maura
Partition

avec Gaël Segalen et le collège Daniel Mayer

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Nous ouvrirons une recherche sur les expériences sonores du confinement, les textures sonores imaginées d’un virus, afin de développer un corpus sonore joué au sein d’un orchestre.
http://ihearu.org/
Petit outillage

avec Margaux Hocquard et le centre des loisirs Charles Hermite - Reporté

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Cet atelier était conçu en vue de proposer un autre regard sur les espaces publics environnant la Cité Charles Hermite et se les approprier par le biais, par exemple, de détournement de mobilier urbain présent, création de micro-espaces et d’expériences nouvelles des espaces publics.

L’équipe du centre de loisirs ayant fait part de ses réticences face à l’aggravation de l’état de l’espace public de la Porte d’Aubervilliers (insalubrité, manque de sécurité, conditions de vie indignes pour les personnes sans domicile fixe : personnes en migration, personnes toxicomanes, etc.), nous avons décidé de faire de ce temps de travail un atelier d’une semaine à l’intérieur de l’école avec les enfants et sur la relation poreuse qu’elle entretient avec l’espace public.

Cet atelier vise donc à réfléchir au lien entre l’intérieur de cette enceinte scolaire et son quartier, à apprendre des usager.e.s du centre (les enfants et leur animateur.rice) sur ce qu’ils perçoivent de l’environnement de la place depuis la cour, les classes, les escaliers, le hall.
Collectivement, il s’agira de considérer nos points de vue respectifs, nos points d’ouïe, en outillant peut-être le corps, afin de travailler à le déplacer littéralement (sculpture prothèse, échasse, etc.), à questionner et bousculer nos habitudes, nos attentions sur ce qui nous entoure.

Creuser, construire, habiter, détruire

avec Julia Borderie et Eloïse Le Gallo - informations à venir

Gravité

avec Méryll Ampe - informations à venir