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10 Ans Born Bad Records DAY #2 :
Forever Pavot
• Orval Carlos Sibelius
• Dorian Pimpernel
• Julien Gasc
+ DJ Sets : Enio Mojito

 

Forever Pavot
« La mode, c’est ce qui se démode » disait Cocteau. S’il est mort sans avoir pu écouter le premier album de Forever Pavot, on doit bien reconnaître au poète une prophétie : la classique opposition entre passé et futur est complètement conne. Sur ce registre, Forever Pavot s’en tire avec les honneurs. Faire du neuf avec du vieux, ou plutôt faire du beau grâce à des vieux, c’est toute l’ambition de « Rhapsode », disque où les sixties d’Ennio Morricone, Francis Lai et autres compositeurs de musiques de films trouvent enfin le chanteur qui leur manquait, et on peut décrire Emile Sornin, leader de Forever Pavot comme un artisan du solide, à la fois pro de la bidouille et démolisseur de cloisons.
http://shop.bornbadrecords.net/album/rhapsode

Julien Gasc
Quatre ans après l’inénarrable « Cerf Biche et Faon », « Kiss me you fool ! » nous emmène au loin, dans des nuées de sons et de contes sentimentaux biscornus, vers une quête d’illumination qui traverse la riche palette des passions humaines.
Le titre est emprunté à un graffiti découvert dans les toilettes pour dames d’un pub londonien. C’est par ce judas qu’on envisage, en voyeur, la complexité paradoxale de ce disque:
À la fois spirituel, noble et dégénéré, Julien s’y pavane avec la nonchalance d’un dandy noctambule. Troubadour des temps modernes, il y chante l’amour irrésolu, les trivialités du quotidien, la quête d’absolu et l’auto dérision.
http://www.bornbadrecords.net/artists/julien-gasc/

Dorian Pimpernel
« Quoi que sécrète, souvent, la pensée de la lune, son rythme silencieux ne cesse de hanter les formes les plus majestueuses de la musique. Edouard-Léon Scott en expérimenta fort bien, en 1860, la singularité. Pour la première fois, un son fut capturé. L’appareil l’enregistrait, sans pouvoir le restituer. Dans la cage cylindrique, un fantôme sonore, captif : une voix de femme chantant la mélodie d’« Au clair de la lune ». En son pâle murmure, la lune a trait à l’incommunicable de la musique : une parole de solitude, fragile et profonde. Dans sa précise effraction, qui engage le monde à veiller dans la nuit, se dérobe l’effondrement du jour. Ici, le paraître vacille, l’infini se replie. Quant à ce qui demeure, jamais vous ne le saurez. Mais tout s’annonce. On ne saurait écouter Dorian Pimpernel sans s’en rappeler. »
Federico Nicolao
http://dorianpimpernel.bandcamp.com/

Orval Carlos Sibelius
Axel Monneau avait un moniker prédestiné sur sa carte d’identité, mais il n’a jamais percuté. Déjà à la fin des 90s, quand il fallut arrêter la power pop en trio avec Poptones (Alan McGee lui a piqué l’idée), il tournait le dos à Phil Spector pour lui préférer Lewis Carroll et s’appeler Snark (une semi-douzaine de cassettes magiques et deux albums formidables de bidouilles surdouées, entre Eno et Mouse on Mars). Puis quand il fallut se trouver un nom pour sortir sa grande oeuvre éponyme en 2006, rebelote, trois fois même : une bière d’Abbaye, un chanteur cochon pour les enfants et un grand compositeur finlandais pour le plaisir de consonner comme ses héros Hans-Joachim Roedelius et Dieter Moebius de Cluster.
Mais qu’importe, Orval Carlos Sibelius n’était finalement pas moins ad hoc comme sobriquet, pour la grande oeuvre en question, qui tutoie effectivement le beau spleen motorique de Cluster, en même temps que les arpèges solaires de Yes, la violence compliquée de King Crimson ou la pop en étages de Kevin Ayers, mais aussi MTV tard le soir en 1992 ou quelques VHS épuisées de films avec Sonny Chiba.
https://www.facebook.com/orvalcarlossibelius/

ven. 28 avril

18h30 — 01h30

10€ en prévente + frais de loc
13€ sur place

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